martes, septiembre 27, 2005

Vindicaciones de la soledad

He de volverme monja, goliarda.

3 Comments:

Blogger HL said...

Le jeu de la bête à deux dos.

Metáfora utilizada por Shakespeare en Othello y que creo se origina en Rabelais.

No importan los metros de scroll monoteísta. Mirá, contribuyamos un poquito:



LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS



Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques


Dedicado a la áurea de Villa à propos...

12:03 p.m., septiembre 28, 2005  
Blogger HL said...

Vaya, L. hasta que te encuentro! Te estuve buscando por todo el pinche blog. Pero ya sabes que por allá quedó pendiente. Trata de volver allá, que los amigos se quedaban en la superficie y el túnel cavó hondo.
De todas formas, aquí estuvo ad hoc, y no sé cómo no se me ocurrió antes!!

A ti, gracias por la Pizarnik!

12:18 a.m., octubre 08, 2005  
Blogger HL said...

Oye Locom, pero es en Histeria septembrina. No sé por qué no puedes regresar allá. Ya no entiendo si es por alguna configuración del blo o por qué caraxos.

Oye, por cierto que yo tengo que contarte algunas cosas muy pero que muy importantes. Pero mejor te las mando por mail.

Digo, porque tu domingo y mi fin de semana tendrían muchas cosas que confiarse uno al otro.

Además que bien podría usar tu consejo.

Te mando un abrazo, mientras.

10:11 a.m., octubre 10, 2005  

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